Ecophysiologie, Comportement, Conservation
Responsable : F.-X. DM
Les problématiques de l’équipe s’ancrent dans les domaines de l'écologie comportementale, de l’écophysiologie et des interactions entre génome et environnement. Notre approche scientifique se concentre sur des hypothèses concernant les modifications de l'environnement (naturelles et anthropiques) qui influent les processus écologiques, comportementaux et physiologiques (avec des approches à la fois fondamentales et appliquées) qui contribuent finalement à la préservation de la biodiversité.
The team brings together researchers in behavioral ecology, ecophysiology, and working on genome-environment interactions. We focus on natural and anthropogenic environmental changes that influence ecological, behavioural, and physiological processes and use both fundamental and applied approaches.
L'équipe E2C compte 15 chercheurs ou enseignants-chercheurs issus de disciplines différentes (physiologie, biologie du comportement et écologie) et qui mettent à profit leur complémentarité pour développer une recherche intégrative. Elle vise à comprendre comment les organismes vivants réagissent aux contraintes environnementales à différentes échelles biologiques, des ajustements physiologiques intracellulaires jusqu'à des approches bio-démographiques. Nos travaux portent majoritairement sur des espèces issues des milieux humides, avec une focalisation sur les vertébrés ectothermes (poissons, amphibiens), mais l'équipe mobilise également son expertise sur d'autres modèles biologiques (rongeurs, oiseaux, squamates, arthropodes, macrophytes), toujours en lien avec la réponse aux pressions d'origine anthropique – notamment l'urbanisation, les pollutions émergentes et les extrêmes climatiques – en tant que menaces majeures pour la biodiversité.
Les principaux thèmes qui structurent l'équipe sont :
Axe 1 – Plasticité de la bioénergétique cellulaire. Cet axe explore les mécanismes physiologiques, en particulier mitochondriaux, à l'origine de la plasticité phénotypique, afin de mieux comprendre les limites d'adaptation des organismes aux variations environnementales. Les recherches visent à identifier les marqueurs et mécanismes de l'efficacité de la production d'ATP, notamment via une approche allométrique chez les petits endothermes, ainsi qu'à étudier le lien entre nutrition, comportement, métabolisme et mitogénome le long d'un gradient d'urbanisation chez les souris.
Axe 2 – Réponses aux pollutions anthropiques. Cet axe regroupant 2 EC, 1 C et 1 AI de l'équipe, centré sur la pollution lumineuse nocturne au cours du présent contrat, a émergé comme un thème fort et l'équipe souhaite pousser plus avant ces travaux sur la question. En recourant à une approche « One Health », l'équipe souhaite caractériser l'impact de la pollution lumineuse sur le système immunitaire des organismes. Nous avons en effet montré que cette pollution est susceptible de modifier l'expression des gènes immunitaires et inflammatoires ce qui pourrait impacter les microbiotes cutané et/ou intestinal des organismes. En collaboration avec l'équipe EVZH ou l'université de Tromsø (Norvège), nous nous proposons d'évaluer l'influence de la lumière nocturne (liée à ALAN ou à un gradient latitudinal) sur les réponses écophysiologiques des macrophytes, l'herbivorie et, par ricochet, sur la structuration des communautés végétales et le fonctionnement des hydrosystèmes, créant ainsi des liens fort au sein de l'UMR. Les effets croisés de différents stress (thermie, pollution lumineuse et pollution sonore) seront au cœur de nos questionnements et s'inséreront dans le thème transversal de l'UMR « Anthropocène – des organismes aux paysages ». A ce titre, les aspects d'écologie urbaine portant sur les sols et la biodiversité en ville développés dans l'équipe, notamment via le projet Villegarden (PEPR), pourront intègrer également cet axe.
Axe 3 – Performance des poissons. Un groupe s'est constitué autour de l'analyse des liens complexes entre les performances métaboliques, comportementales et écologiques des poissons, comme taxon modèle. Cette question sera notamment explorée sous l'angle de la réponse à la stochasticité, à savoir quels sont les effets de l'instabilité thermique (variabilité accrue, fluctuations imprévisibles) sur la physiologie et l'écologie des poissons. Elle sera également abordée en se concentrant sur la caractérisation de phénotypes invasifs : quels traits physiologiques (tolérance au stress thermique ou hypoxique) ou comportementaux peuvent favoriser l'installation d'une espèce invasive dans un hydrosystème fortement anthropisé ?
Axe 4 – Communication hétérospécifique. Plusieurs membres de l'équipe ont une expertise reconnue sur cette question et ils se proposent de développer une recherche reposant sur des technologies innovantes de détection passive pour étudier la circulation de l'information au sein du réseau de communication interspécifique. L'objectif est d'étudier l'influence de la structure de ces réseaux, de leur topologie et de la fiabilité des signaux échangés sur les comportements collectifs.
Axe 5 – Fonctionnement des populations en contexte anthropisé. Dans la continuité de ses travaux sur les amphibiens, l'équipe souhaite explorer les mécanismes adaptatifs des populations face à l'anthropisation, à l'évolution des habitats et aux changements climatiques, à travers une approche génotype-environnement. Une approche de biodémographie comparative permettra d'analyser les variations inter- et intra-spécifiques des stratégies démographiques selon les traits biologiques et les conditions environnementales, notamment les facteurs bioclimatiques et anthropiques.


















